La langue Viêtnamienne

Et si l’on s’essayait à quelques mots de Viêtnamien ?

Blabla(1ère partie)

Cela ne vous donnera sans doute pas de quoi échanger avec vos filleules, mais vous aurez un petit aperçu de l’origine de leur langue et quelques mots à ajouter en clin d’œil si vous leur adressez un petit coucou écrit.L’origine de la langue a son importance car bon nombre de mots, trouvent leurs sources dans la langue française.

 

Mais avant que la langue actuelle ne soit constituée, les régions de ce qui est devenu le Viêt Nam étaient les provinces d’un empire dont les racines remontent à la Chine ancienne, un mélange de dialectes, avec les déformations que peuvent engendrer les différents accents au fil des siècles.Carte des differents dialect En l’an 1619 un jésuite français, Alexandre de Rhodes, entreprend un très long voyage pour aller évangéliser le Japon. Durant sa traversée, les îles du Japon se sont embrasées, les catholiques y sont persécutés.


Le prêtre fait donc escale en Cochinchine en 1624 et commence à étudier la population qu’il découvre. Doué pour les langues, il constate vite l’impossibilité de faire communiquer les différentes régions de l’Annam et donc de les évangéliser. Il commence à poser les premières pierres de ce qui deviendra le Quốc Ngữ maintenant utilisé depuis un siècle et langue définitivement officielle depuis 1954. La langue viêtnamienne est une interprétation des sinogrammes anciens et de mots simplifiés pour désigner ce qui n’était pas compréhensible d’une région à l’autre.

La particularité de cette langue qui ne se conjugue pas ou peu, est qu’elle est monosyllabique et tonale. C'est la principale complexité pour un occidental : Chaque syllabe possède 6 tons. donc 6 significations différentes.

Ces phonèmes s’achoppent souvent par deux pour former des mots plus complexes.

máy (machine) giặt (laver) máy giặt : machine à laver.

máy (machine) bay (voler) máy bay : avion

máy (machine) lạnh (froid) máy lạnh : climatiseur.

Les lettres sont issues de l’alphabet latin, avec quelques variantes. L’alphabet est de 30 lettres : 12 voyelles et 18 consonnes, les lettres «F,J,W, Z». n’existent pas.

En plus le système phonique comprends six diphtongues, deux voyelles qui se prononcent d’un seul son et deux demi voyelles.

Le Viêt Nam est le seul pays de toute l’Asie du sud-est où un occidental peux interpréter les mots en les lisant. pour exemple : « Bonjour »

en :

                                                                  Bonjour2

 

Connaître des mots c’est bien, mais s’ils sont mal prononcés cela change totalement le sens, voir même ne veulent plus rien dire. Les six tonalités sont représentées par des signes de ponctuation qui se placent au dessus ou au dessous des lettres,

une exception pour la lettre D qui se prononce comme un Z et le Đ (barré) qui lui de prononce comme un…D !

  Les tons se nomment Ngang, Huyền, Hỏi, Ngã, Sắc et Nặng.

6 accents

                          Ces signes déterminent si le son est recto-tonal, montant, descendant, interrogatif, rompant ou lourd

ba ba !

Deux petits mots qui provoquent invariablement le rire des serveurs à qui les touristes commandent l’une des célèbres bières Viêtnamienne la « 33 » en prononçant : ba bà ! : 3 grand-mères… c’est l’accent, la tonalité, qui change le mot !

Comme il est rare que, hors circuit touristique, votre interlocuteur ait l’habitude d’entendre des étrangers il ne prendra pas de risque et refusera souvent ce que vous pouvez lui demander, simplement parce que s’il vous induit en erreur il perdra la face.

Exemple : Si en France vous rentrez chez un marchand de lait et que vous demandez du «lai» ou du «lé» en fonction de votre région d’origine, vous serez servi. Au Vn, on vous répondra non, plutôt que faire une erreur…. et de se ridiculiser.

 

Cette complexité est (très) partiellement simplifiée pour les français puisque une centaine de mots sont issus de notre langue, avec parfois de petites variations dans la prononciation Vous comprendrez facilement :

cà rốt,  púp pê,  ôtô ou cà Phê,  phim (film),  xi măng (ciment),  ou encore  len (laine),   bê tôngso co la,  va ni (vanille)pa tê,   va li (valise)

pê ni xi linghi đông (guidon)mề đay (médaille)ati sô (artichaut),  cà vạt (cravatte)xúp (soupe).

 

les exemples proviennent du Viêtnamien officiel. Chaque province utilise le tronc commun du Quốc Ngữ mais régionalement ont des mots souvent bien différents : « un verre »:  au nord : một cái cốc, au sud : một cái ly.

(một = un, cái = article classifiant, ici pour un objet inerte)

          

để làm theo (à suivre…)

hẹn gặp lại (à bientôt)