La circulation routière dans le pays de nos filleules. 

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Le code de la route du Viêt Nam est assez semblable au nôtre, mais comporte, outre des panneaux spécifiques, des particularités qui donnent une apparence d’anarchie totale en ville comme sur les grands axes. Une partie des viêtnamiens ne possèdent pas le permis, mais roulent tous les jours. D’autres - nombreux - l’ont acheté, et une bonne part de ceux qui l’on passé n’ont aucune pratique ni réelle maîtrise. Je parle bien sûr du permis motos (Ici  175cc) pour les 4 roues le taux de possession du (vrai) permis est de 90%, mais les véhicules sont si chers (taxes de 100 à 400% - en baisse- ) que certains propriétaires s’érigent en caste supérieure, et malheur à ceux qui se trouvent devant leurs roues.  

Si vous avez visité le pays de vos filleules vous avez tous été surpris, voire horrifiés face à la circulation routière. Le premier contact se fait au sortir de l’aéroport dans un taxi qui semble fou, frôlant les centaines de motos qui l’entourent, lui coupent la route sans prévenir, ou presque, parfois chargées de 4/5 personnes ou d’invraisemblables colis. Le pilote de moto va où il doit aller, peu importe ce qui est autour, il y va…

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Le clignotant, s’il est de plus en plus utilisé, est souvent remplacé par un imperceptible mouvement de tête qui dit: « je vais tourner ». Vous ne le voyez pas, votre chauffeur oui, et l’on évite des accrochages.

Arrivé en ville, où la densité de circulation est forte, les véhicules avancent lentement et dans tous les sens, là aussi les feux sont de plus en plus respectés, surtout si un policier s’y trouve...

Autrement c’est l’avancée en force jusqu’à bloquer la roue de celui qui vient de droite ou de gauche, créant une brèche où s’engouffre un flot serré de motos, et on recommence dans l’autre sens…

Incroyable, inouï, mais ça fonctionne…plutôt bien.

La circulation est si dense, que forcer est le seul moyen de passer, personne ne vous laissera la priorité ou la politesse. Vous passez votre premier jour dans une grande ville : Hanoï ou Saigon, vous avez repéré le marché que vous souhaitez visiter, il vous faut traverser la rue, malgré le feu qui passe au rouge, le flot bruyant ne n’arrête pas. Les minutes passent, vous êtes toujours sur le trottoir. La majorité des feux rouges a une particularité, si vous tournez à droite, vous ne vous arrêtez pas ! un panneau l’indique sous le feu. Cela libère sans danger une partie du flux qui se joint à ceux qui arrivent de gauche. Comment traverser alors ? Simplement, vous avancez doucement en regardant bien les motos qui arrivent, ne changez pas de vitesse, surtout pas ! vous êtes vus, les pilotes vont passer devant ou derrière vous, arrivés au milieu, changez de côté à votre regard et recommencez, surtout ne finissez pas les derniers mètres en un bond ou en courant, des motos arrivent aussi en contre sens ! toujours !

Thumbnail 4Ce fonctionnement qui convient à tout le monde est le même pour les voitures ou camions, mais il y a tout de même une différence, sur une 4 voies on conduit : « à droite- à gauche » Obligation de rouler sur la file de gauche. Si un véhicule veut vous doubler, vous devez passer sur la file de droite, le laisser passer et revenir. Il est interdit de rester à droite et d’y dépasser. Les motos, les plus nombreuses sont reléguées sur une étroite bande à droite qui sert aussi de dépôt de marchandises, de stationnement, de file de remontée à contre sens… Cette règle « à gauche » reste aux carrefours en ville. Pour tourner à droite une voiture doit rester au feu sur la file de gauche puis tourner …en coupant la file de droite pleine de motos… Pour le reste c’est à peu près comme en Europe. Sauf pour les vélos, de plus en plus minoritaires. Aux abords des écoles, où vos filleules doivent se faire un chemin dans tout cela ça pose de gros problèmes, les cyclistes ont des règles bien à eux, du fait de leur faible vitesse, ils peuvent changer de route et couper des files, sans ralentir. On voit tous les  jours des véhicules qui pilent devant un vélo, qui, calmement, coupe tout un carrefour. Les motos qui collent toujours aux voitures ont souvent du mal à s’arrêter avant le pare-choc.

Incidents, le plus souvent sans gravité, mais sur les routes, c’est parfois la loi du plus fort. Il n’est pas rare qu’un véhicule «éjecte» une moto sans s’arrêter. Rendez-vous compte ! il a payé  entre 100 et 500.000 euros, voire bien plus, son véhicule et un manant qui roule avec un deux roues, ose le ralentir… La technique est toujours la même : le véhicule arrive à la hauteur du deux roues et se rabat vers la droite sans lui laisser la moindre chance. Ces personnes ont le plus souvent d’énormes assurances et se fichent pas mal des conséquences de leur conduite.

 Si, de bas en haut, il n’y a vraiment pas de jalousie de conditions chez les viêtnamiens qui se contentent de ce qu’ils ont, de haut en bas depuis quelques années cela devient compliqué, surtout avec les «nouveaux riches».

Très peu de touristes roulent sur les grandes routes, les motos sont souvent louées en ville ou autour de sites remarquables. En étant attentifs vous passerez de belles vacances sur un 2 roues motorisé, et le plus souvent automatique.Thumbnail 3

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vous découvrirez en 5 mn la réalité de la circulation à Hô Chi Minh-ville...

Et ce n’est pas le pire carrefour de la ville !